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Documents
Loop & Roll sait produire des documents — une attestation, un courrier type, un compromis de vente pré-rempli — à partir d’un modèle Word rempli avec les données d’un workflow, et transformer des PDF : effacer définitivement des données personnelles, fusionner plusieurs PDF en un, extraire des pages. Il lit aussi plus que du texte : les fichiers Word, les archives .zip, et les scans et photos par reconnaissance de texte (OCR).
Chaque document produit est ajouté aux pièces jointes de l’exécution : un nœud Envoyer en aval le joint comme n’importe quelle pièce, un nœud de dépôt le pose sur un drive.
Le service de documents
La génération de PDF, l’anonymisation et l’OCR tournent dans un service de documents séparé, partagé par les instances d’une cellule (LibreOffice, PDFium et Tesseract). Quand votre instance en a un, les quatre nœuds apparaissent dans la palette et la bibliothèque de modèles apparaît sous Templates › Modèles de documents. Sans lui, ils ne sont proposés nulle part, et la lecture des pièces jointes fonctionne toujours — les scans sont alors signalés « document scanné non lu (OCR indisponible) ».
En auto-hébergement : voir Service de documents.
Le service ne garde rien : chaque document vit en mémoire le temps d’un travail, et ses journaux portent des tailles et des durées, jamais un contenu.
Les nœuds
| Nœud | Ce qu’il fait |
|---|---|
| Générer un document | Remplit un modèle Word avec les données du workflow et produit un PDF et/ou un .docx. |
| Anonymiser un PDF | Efface définitivement les identifiants détectés (NIR, IBAN, carte, e-mail, téléphone) et les termes donnés (noms, adresses), sur les PDF texte et scannés. |
| Fusionner des PDF | Assemble les PDF de l’exécution en un seul fichier. |
| Découper un PDF | Extrait des plages de pages, ou chaque page, en nouveaux fichiers. |
Aucun n’écrit hors de Loop & Roll : ils produisent des pièces d’exécution. Ils tournent donc pour de vrai pendant un essai — l’essai montre le document que vous enverrez.
Écrire un modèle
Un modèle est un document Word ordinaire (.docx). Les champs s’écrivent comme partout ailleurs dans Loop & Roll — mêmes chemins, mêmes filtres :
- Un champ :
{{ data.extraire.acquereur }},{{ email.from.name | upper }},{{ data.extraire.prix | default:"à confirmer" }}. Un champ sans valeur est laissé vide et listé dans les données de l’étape (ou fait échouer l’étape, si vous le demandez). - Une ligne de tableau répétée :
{{#each data.lignes}}dans la première cellule d’une ligne,{{/each}}dans sa dernière cellule ; la ligne est répétée pour chaque élément. Dedans,{{ item.designation }}est l’élément courant et{{ index }}son rang (1, 2, 3…). - Des paragraphes répétés :
{{#each data.lots}}seul dans un paragraphe, les paragraphes à répéter, puis{{/each}}seul dans un paragraphe. - Une condition :
{{#if data.urgent}} … {{else}} … {{/if}}, dans le texte ou dans leurs propres paragraphes. Une valeur est « vraie » quand elle est remplie (texte non vide, nombre non nul, liste non vide).{{#if not data.signe}},{{#if data.statut == "vendu"}}et!=fonctionnent aussi.
Word découpe souvent ce que vous tapez en plusieurs morceaux internes ; Loop & Roll recolle chaque {{ … }} et garde la mise en forme de son premier caractère. Les guillemets typographiques que Word substitue (« vendu », “vendu”) sont lus comme des guillemets droits.
Un modèle est vérifié à l’envoi : un {{#each}} jamais refermé, deux blocs qui se croisent, une condition illisible sont refusés avec leur raison — pas découverts à la première exécution. La bibliothèque affiche les champs détectés de chaque modèle, pour vérifier ce qu’il attend avant de brancher le nœud.
Anonymiser pour de bon
Un rectangle noir posé sur un texte laisse le texte dans le fichier : il se sélectionne, se copie, s’extrait. Anonymiser un PDF ne fait pas ça. Une page qui porte au moins une occurrence est rendue en image, les zones sont peintes dans l’image, et la page est reconstruite à partir de cette image seule : le texte, les polices et le contenu d’origine n’existent plus dans le fichier. La page reconstruite reçoit un calque texte invisible par OCR de l’image déjà caviardée, pour que le document reste cherchable — et ce qui a été masqué ne peut pas y figurer.
Les pages sans occurrence sont recopiées telles quelles. Sur toutes les pages, les annotations (commentaires, liens, champs de formulaire) sont retirées, et rien n’est repris des métadonnées, signets, fichiers embarqués ou scripts du document d’origine.
Les identifiants sont détectés par les mêmes règles que le filtre des données sensibles, et validés (clé du NIR, contrôle de l’IBAN, Luhn de la carte) : une référence de commande à 16 chiffres n’est pas masquée par erreur. Les noms et adresses sont donnés comme termes — souvent la sortie d’un nœud Extraire en amont.
Lire les scans, les photos, Word et les archives
Lire les pièces jointes lit les PDF, le texte, le HTML et Word ; il ouvre les archives .zip et fait de leurs fichiers des pièces de l’exécution (avec des limites de sécurité contre les bombes de décompression et les chemins piégés) ; et, avec un service de documents, il lit les scans et les photos (JPEG, PNG, TIFF, WebP, BMP, GIF, PDF scannés) par OCR, en français et en anglais.
Limites
- Modèles : 10 Mo. Documents envoyés au service : 25 Mo. Anonymisation et OCR : 100 pages par PDF. Fusion : 20 PDF. Découpe page par page : 100 fichiers.
- Les pages caviardées deviennent des images (200 dpi) : leur qualité vectorielle et leurs liens sont perdus ; le reste du document est intact.
- L’OCR est bon sur du texte imprimé et des scans nets ; il n’est pas fiable sur l’écriture manuscrite. Un terme est masqué partout où il apparaît, y compris à l’intérieur d’un mot plus long (« Dupont » dans « Dupontel ») : en anonymisation, masquer trop est la seule erreur acceptable.
- Les photos HEIC ne sont pas lues : exportez-les en JPEG.